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Art dégénéré : Une exposition berlinoise rend hommage aux « martyrs » du Bataclan

Capitaine Harlock
Démocratie Participative
04 décembre 2017

 

 

La branche islamique de l’Etat Islamique vient de s’exprimer.

Le Parisien :

Cherchez l’intrus. Martin Luther King, Socrate et… Ismaël Omar Mostefaï, l’un des trois auteurs de la tuerie du Bataclan en novembre 2015, se côtoient dans une installation artistique à Berlin, baptisée « le Musée des martyrs ». Révélée par « Bild » en Allemagne, l’information a depuis suscité de vives réactions, notamment sur les réseaux sociaux.

Œuvre de deux artistes danois, inaugurée le 29 novembre et installée à la maison des artistes de Béthanie à Berlin, l’exposition met en lumière une série de personnes « mortes pour leurs convictions ». Outre le terroriste islamiste français Mostefaï, elle intègre l’égyptien Mohammed Atta, chef du commando du 11 Septembre 2001, ainsi que les auteurs des attentats suicides en mars 2016 à Bruxelles. « Les artistes ont cherché à élargir le concept du martyr », a justifié au « Bild » Ricarda Ciontos, responsable de l’association Nordwind qui a installé l’expo, ajoutant qu’ils souhaitaient présenter des personnalités « au-delà de tout jugement de valeur ».

Oui.

Non.

 

  • Pierre Adler

    L’Art Contemporain, ou Art officiel du mondialisme, aimerait bien que nous blancs pensions que nous et nos grandes traditions artistiques ne sommes que merde.

    Voici quelques étapes dans l’assaut excrémentiel mené par l’Art dit Contemporain (on le dit aussi avant-gardiste ou moderne).

    1917: Marcel Duchamp inaugure cette noble entreprise en exposant un urinoir à New York, qu’il intitule tout innocemment Fountain (en français, Fontaine).

    1961: Piero Manzoni, bon élève du grand génie Duchamp (que certains n’ont eu aucun scrupule à comparer à Léonard de Vinci), expose et vend de la Merda d’Artista en boîte.

    Années 1960: A Vienne, sévit le Groupe d’action viennois, composé de personnages tels que Otto Mühl, Herman Nitsch et Günter Brus. En 1968, Brus effectue ce qu’il intitule Aktion 30. Der helle Wahnsinn (30e Action. La folie pure), au cours de laquelle il urine et défèque en public. Il commente en ces termes: “L’analyse n’a plus besoin de la symbolique, c’est désormais le corps lui-même, ses fonctions, réactions et excréments qui constituent le médium.” Le 7 juin 1968, à l’université de Vienne, Brus et Mühl organisent un évènement intitulé Kunst & Revolution (Art et révolution). On y fouette un masochiste en lisant un pamphlet, un philosophe y dispense ses élucubrations, et les membres du Direct Art Group jouent à celui qui urinera le plus loin. Brus se met à nu, se taillade le flanc, boit son urine, défèque et se barbouille le corps de ses excréments, se couche sur le sol et se masturbe en chantant l’hymne national autrichien. En 1970, à Cologne, Mühl et Nitsch remettent cela dans Sang et matières fécales.

    L’actionisme viennois donnera lieu à l’art corporel. François Pluchart, grand prophète de cette auguste discipline déclarera: “L’art corporel n’est pas le tout-à-l’égout des grands avortons picturaux du XXe siècle. Il n’est pas une nouvelle recette artistique destinée à s’inscrire tranquillement dans une histoire de l’art qui a fait faillite. Il est exclusif, arrogant, intransigeant. … Il renverse, refuse et nie la totalité des anciennes valeurs esthétiques et morales…”

    1987: Andres Serrano, spécialiste de l’aspect liquide des excréments, remplit un verre de son urine et de son sang, y immerge un crucifix et en prend une photo qui s’intitulera Piss Christ, mais dont le nom “officiel” est, nous assurent les experts, Immersion. Dans ce jeu avec le titre, on reconnaîtra la manoeuvre du Grand Pisseur Duchamp.

    1993: Todd Alden, artiste new-yorkais auto-proclamé (comme le sont tous les Artistes Contemporains), décide de lancer le projet Collector’s Shit: Detachment from the Collection. Alden eut l’idée renversante d’envoyer une requête de selles à quatre cents collectionneurs d’art dans le monde, en assurant ses contributeurs potentiels qu’en lui procurant des échantillons de leur fiente, ils participeraient à “a contemporary rethinking of the Italian artist Piero Manzoni’s epoch-making work ‘Merda d’artista’” (une reconsidération de l’oeuvre fondamentale de l’artiste italien Piero Manzoni “Merda d’artista”). Alden s’engageait à mettre les bouses en boîte et à exposer les boîtes. Un seul des collectionneurs répondit à l’invitation. Lors de l’annonce de son projet, Alden avait confié la chose suivante à un journaliste: “scatology is emerging as an increasingly significant part of artistic inquiry in the 1990s” (la scatologie est en train de devenir une part significative de la recherche artistique durant les années 1990). Il avait ajouté que dans cette action les rôles d’artiste et de collectionneur se trouvaient inversés, et que le collectionneur devenait le “créateur de l’oeuvre”.

    1997: A New York, le duo britannique “Gilbert and George” se distingue en exhibant des photos de leurs anus à côté d’images magnifiées de leurs excréments.

    2000: Pipilotti Rist, de son vrai nom Elisabeth Charlotte Rist, fort bien dressée par les personnages précédents, remet cela en plaçant une caméra infrarouge sous une cuvette de WC transparente, ce qui permet au sujet déféquant de contempler son activité. Cette “installation” s’intitule Closed Circuit.

 L’anglais est quasiment toujours de rigueur dans l’Art Contemporain, comme d’ailleurs dans les autres domaines du marché mondialiste (il suffit d’aller dans nos centres d’achat pour s’en faire une idée).

    2013: Martin Creed, au pedigree excrémentiel impeccable, expose une pyramide de rouleaux de papier de toilette dans une galerie très tendance (c’est normal, non?) à New York, le prix de ce remarquable assemblage n’étant que de 90.000 euros (c’est presque donné!).

 A l’occasion de cette démonstration d’originalité stratosphérique, la critique d’art états-unienne Roberta Smith se pâme devant l’ “esprit subversif” (subversive wit) de Creed et son “sens plutôt contenu, presque classique de la beauté” (rather restrained, almost classic sense of beauty). Parler de mesure à propos d’Art Contemporain, qui est une des manifestations centrales de l’illimité dans le domaine culturel, c’est une prouesse qu’il faut apprécier. 

Remarquons qu’un artiste contemporain — ou plasticien, comme ces personnes aiment aussi à se décrire — est, il faut bien le dire, toujours subversif, cela est canonique; s’il ne l’était pas, il ne serait pas contemporain et serait ignoré par nos organes de propagande, les médias dominants.

    2014: Paul McCarthy, une floraison tardive dans la mouvance scatologique, mais au pedigree qui ne laisse aucun doute sur le sérieux de son militantisme anal et sodomite, soutenu par la Mairie de Paris et les plus hautes instances gouvernementales, installe une réplique gonflable géante et verte d’un godemiché anal à la Place Vendôme.

 Elève parfaitement rompu à la discipline excrémentielle de notre-père-qui-êtes-aux-cieux Marcel Duchamp et de ses successeurs ingénieux et inégalés, McCarty nous refile le coup de l’innocence en intitulant son godemiché Arbre et, de surcroît, le décrit comme “un arbre de Noël” (un arbre dans la plus pure tradition minimaliste, s’entend, puisqu’il ne comporte aucune décoration ou illumination).

 Des sans-dents patriotes qui en ont ras le bol de se faire humilier par l’Art Contemporain dégonflent l’arbre enculeur en coupant ses câbles. Le président de la Hollandie, outré, exprime son indignation face à cet acte blasphématoire et iconoclaste en nous déclarant tout à fait sérieusement que McCarthy a été “souillé dans son art”.

    2014: La ville de Paris, n’étant pas encore satisfaite, remet cela en ouvrant les portes de la Monnaie de Paris au sire McCarthy qui y expose des bouche-culs en chocolat. Il fait bien sombre dans la ville de(s) Lumière(s).

    2016: A Manifesta 11, la biennale d’art contemporain qui se tint à Zurich du 9 juin au 18 septembre, le scatologue californien Mike Bouchet présente The Zurich Load, à savoir 300 caisses de bois remplies des excréments produits par les habitants de la ville en un jour. 
Astrid Näff, art mediator de Manifesta 11, nous assure, en anglais naturellement, que ce tas de merde “prompted lively discussions even before Manifesta 11 opened its doors” (a suscité des discussions animées avant même l’ouverture des portes de Manifesta 11).

  • Angry Redneck

    Très réaliste.

  • Pierre Adler

    Merci. Oui, je vous invite à le disséminer. Mettez juste mon nom.

  • Copito

    Et en plus il aimait les animaux:
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Protection_de_la_nature_et_des_animaux_sous_le_Troisième_Reich

    Barbarie sanguinaire du régime nazi qui a été le premier régime du monde à interdire la cruauté envers les animaux… quelle horreur ! les 6 millions goy. https://uploads.disquscdn.com/images/ccd201fb34d9accad492ff9dd46dee2f464a68a2a7df4ee6548eefe3c5d0a163.jpg

  • Pierre Adler

    « der Angriff gegen unsere Jugend… »
    Traduction: « l’assaut contre notre jeunesse… »
    Exactement le mot (l’assaut) que j’utilise au début de mon commentaire. C’est tout à fait ça: l’AC est une guerre culturelle menée contre le peuple, et, encore plus, contre la jeunesse. Il faut savoir que les écoles emmènent maintenant les enfants se faire laver le cerveau dans des expositions d’AC: comme le dit bien Hitler, « aus dem Hertz und aus dem Gehirn dieser kleinen deutschen Jugend », « du coeur et du cerveau des petits de la jeunesse allemande ».